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AU PRESIDENT

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Appel au renouveau de l'Education Nationale

 

Le désintérêt des élèves


 Il est indéniable que le désintérêt des élèves pour les cours qu'ils reçoivent et surtout le sentiment que ça ne leur sert à rien joue un rôle important en ce qui concerne l'échec scolaire. Dans les banlieues difficile la pauvreté, le niveau de chômage et le laisser aller ne motive pas à travailler ni a étudier. L'horizon est bouché.


Penser que ces jeunes français enfants d'immigrés se retrouveront pour beaucoup au chômage alors que le pays dans le même temps fait venir 200.000 immigrés légaux par an pour travailler en France doit nous interpeller. Notre système éducatif serait incapable de former ces jeunes ? Peut-être aussi que notre société les dégoute par avance des métiers que leurs parents avaient accepté d'effectuer pour venir en France ?

Il faudrait réapprendre cette poésie

 

Sans le paysan aurais-tu du pain ?
C'est avec le blé qu'on fait la farine;
L'homme et les enfants tous mourraient de faim,
Si dans la vallée et sur la colline
On ne labourait et soir et matin.


...


Aimons  les métiers, le mien et les vôtres !
On voit bien des sots, pas un sot métier ;
Et toute la terre - est comme un chantier,
Où chaque métier sert à tous les autres,
Et tout travailleur sert le monde entier.

 
Jean AICARD     


Le niveau familial a aussi une grande influence, lorsque les parents n'ont aucune éducation scolaire et se désintéressent de la question, souvent par ignorance, il est très difficile pour l'enfant de se motiver.

 

Rappelons-nous un instant de l'enfance d'Albert Camus notre philosophe prix Nobel. Sa mère est en partie sourde, elle ne sait ni lire ni écrire, son père est mort à la guerre en 1914 un an après sa naissance. Cet enfant avait toutes les caractéristiques pour échouer dans ses études et aujourd'hui il serait prix comme exemple du fatalisme de l'échec scolaire des pauvres.

 

Oui mais ça se passait vers 1920, les enfants dans les écoles obéissaient aux maitres et les maitres surveillaient leur travail. À la communale, il est remarqué par son instituteur Louis Germain qui détecte ses capacités et décide de lui donner des leçons gratuites.  (Vous avez bien lu, des leçons gratuites. Les temps et les mentalités ont bien changé depuis) Il le présentera à la candidature à une bourse que l'enfant obtiendra ce qui lui permettra de poursuivre ses études jusqu'au niveau supérieur que l'on sait et de devenir un de nos grands romanciers et philosophe prix Nobel de surcroit. Et n'oubliez pas que cela se passait en Algérie.

 

Source : La vie d'Albert Camus


Cette parenthèse pour faire remarquer que si sur certains points il faut évoluer, sur d'autre il suffirait peut-être de regarder en arrière au temps béni non pas des colonies mais de l'école publique qui fonctionnait au mérite et dont Marcel Pagnol fils de Joseph Pagnol, instituteur laïque et qui devint romancier et cinéaste célèbre ainsi "qu'accessoirement" Académicien respectait plus que tout et ne renierait en rien.

 

(Jean Aicard cité plus haut lui aussi était académicien, le passe temps bien français de tout critiquer sans cesse nous empêche de remarquer que dans cette noble institution se cachent quelques merveilles qui pourraient avoir leur mot à dire sur l'éducation)

 

Autre facteur multiplicateur d'échec, l'effet d'entrainement des mauvais élèves qui polluent les cours et empêchent les autres de travailler correctement. En plus ils donnent ce mauvais exemple si tentant à suivre et si peu critiqué quand il n'est pas justifié par les adultes qui ainsi brouillent les pistes des jeunes esprits !

 

N'oublions pas enfin la dévalorisation des professeurs par notre société qui ne se passionne plus que pour l'argent et la consommation dont les médias nous servent les plats à outrance. Cette société où l'individualisme et l'égoïsme encouragés discrètement ont  tendance à s'étendre à toutes les couches de la population.


Notre société française qui aime tout dénigrer le fait évidement avec les diplômes qui sont présentés comme inutiles tel ces bac plus quatre ou cinq que l'ont cite et qui se retrouvent au chômage ou obligés d'accepter des petits boulots.

 

(Un petit boulot ! alors qu'il n'y a pas de sot métier! Comment peut-on parler de petit boulot ? Cherchez l'erreur, en espérant que vous aussi n'êtes pas trop contaminé par notre monde moderne qui veut tout et n'accepte rien. )

 

Un bac plus quatre en apprend peut-être plus sur la société en servant des clients chez MacDo (3) que durant toutes ses études.

 

Rabaisser un diplôme à la seule utilité d'obtenir un travail bien payé est d'ailleurs une tactique répandue dans notre société actuelle qui déteste les gens cultivés probablement au motif qu'ils ne constituent pas de bons cerveaux disponibles au moment des pubs de la télé. (4) 

 

Quant à ceux qui sèchent les cours, le plaisir de l'école buissonnière n'est pas nouveau mais les élèves d'aujourd'hui sont moins réprimandés, certains parents montrent une indifférence coupable et ce que les enfants trouvent aujourd'hui hors de l'école ce n'est hélas pas une nature enchanteresse mais une banlieue grise et désespérante.

 

Et l'ennui ? Tu le connais ce monstre indélicat, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! Il était terrible au temps des longues soirées à l'époque où n'existait même pas la radio et encore moins la télé. Il frappe parfois les élèves pendant les cours et conduit au manque d'attention et au désintérêt. Les méthodes d'enseignement commencent à dater et sont peu captivantes à l'heure de la télé, de l'internet des consoles de jeu et des réseaux sociaux, toutes choses captivantes qui ont pratiquement fait disparaitre l'ennui remplacé par une frénésie d'action. L'heure de cours devient d'un ennui mortel démultiplié. La frénésie d'action très à la mode doit être modérée, tous les excès sont nuisibles, les sages le savent bien, mais ces techniques nouvelles l'école doit se les approprier d'urgence et les introduire à petites doses dans les cours afin de les réveiller.

 

Nous reviendrons sur tous ces points pour proposer des innovations et des pistes dont certaines sont d'ailleurs déjà étudiées par l'éducation national car il ne faut pas croire qu'il ne s'y passe rien, simplement, les lenteurs administratives, les blocages idéologiques et l'ampleur de la tâche qu'il ne faut pas sous-estimer pèsent sur tout cela.

 
 

Résumer des motifs de désintérêt des élèves


1 ça ne sert à rien d'étudier, les dealers du quartier sont plus riches que les profs et roulent en Mercédès et BMW alors que les enseignants diplômés roulent en Lada, heu non en Renault.

(Le moteur Renault est néanmoins champion du monde de formule 1 ces deux dernières années devant les moteurs Mercédès et tous les autres !)

 

2 Certaines familles se désintéressent totalement de l'éducation scolaire de leurs enfants et même de leur éducation tout court.

 

3 La présence d'élèves indisciplinés sabotant le travail du professeur dont l'autorité et le pouvoir sont aujourd'hui très affaiblis gène le travail des élèves qui veulent progresser et en entraine certains sur la mauvaise pente qui même à l'échec.

 

4 La dévalorisation du métier d'enseignant par des salaires trop bas et des comportements trop laxistes ou encore l'absence d'éloges et d'encouragement pour ceux qui font des efforts attire forcément moins les jeunes et décourage ceux qui tentent l'expérience.

 

5 La relative dévalorisation des diplômes qui vu le nombre de diplômés ne sont plus des sésames automatiques à l'obtention d'un emploi bien rémunéré.

 

6 l'ennui pendant des cours peu captivants et effectués à l'ancienne.

 

 

 

RPJJ                         

  

 

 

 

 

Notes

 

(3) Publicité gratuite, mais n'oubliez pas de manger équilibré et varié !  

 

(4) Ne nous limitons pas à la seule chaîne qui fut capable de dire cette vérité que biens d'intellectuels méprisants taisent pieusement mais luttons pour replacer sur le piédestal qu'elle n'aurait jamais du quitter la vraie culture, pas celle des marchands de musique et de cinéma d'esbroufe qui n'est certes pas méprisable mais celle des connaissances générales qui est bien plus vaste et bien plus enrichissante. Parfois, trop rarement un très bon film ou documentaire télévisé allie les deux.

 

 

A suivre...

 

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